Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Jean-Léon Beauvois : Avis honnête - Qu’apprends-tu vraiment dans ce livre ?

Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Jean-Léon Beauvois : Avis honnête - Qu’apprends-tu vraiment dans ce livre ?

SOMMAIRE

  1. Pourquoi se fait-on manipuler même quand on pense être “honnête” et lucide ?
  2. Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens : Présentation express du livre
  3. Décryptage : les mécanismes de manipulation expliqués par Beauvois
  4. Ce que tu apprends concrètement pour repérer et désamorcer la manipulation
  5. Les idées clés à retenir du livre
  6. À qui ce livre est destiné : profils qui vont vraiment y gagner
  7. À qui il ne sert à rien : profils qui vont s’ennuyer ou passer à côté
  8. Mon avis honnête : points forts, limites, et ce qui surprend vraiment
  9. Faut-il l’acheter ?
  10. FAQ

1. Pourquoi se fait-on manipuler même quand on pense être honnête et lucide ?

Tu as déjà eu cette sensation bizarre de dire oui alors que tu voulais dire non, d’accepter une demande sans trop savoir pourquoi, ou de te retrouver à justifier une décision qui ne te ressemblait pas. Et souvent, tu te dis ensuite que tu as été naïf, trop gentil, ou pas assez ferme. En réalité, le problème est plus subtil. La manipulation n’est pas toujours une arnaque évidente. Elle se glisse dans des situations ordinaires, au travail, en famille, en couple, entre amis, et même dans des échanges très polis.

Le piège, c’est que la manipulation marche particulièrement bien sur les personnes qui veulent faire les choses correctement. Les honnêtes gens, ceux qui tiennent à être cohérents, serviables, fiables, respectueux, deviennent des cibles faciles non parce qu’ils manquent d’intelligence, mais parce qu’ils respectent les règles implicites du vivre ensemble. Ils répondent aux messages, ils rendent service, ils ne veulent pas décevoir, ils cherchent à être justes. Et c’est précisément là que certains mécanismes psychologiques s’enclenchent.

Ce qui te fait céder, ce n’est pas forcément la pression directe. C’est l’enchaînement. Une petite demande, puis une autre. Un engagement minuscule, puis une concession. Un contexte qui te pousse à agir vite, à rester aligné avec l’image que tu donnes, à prouver ta bonne foi. Tu finis par accepter parce que refuser te semble soudain agressif, incohérent, ou honteux. Et plus tu t’expliques, plus tu t’enfermes.

Le vrai danger, c’est de croire que la manipulation ne concerne que les faibles ou les crédules. En fait, elle touche surtout ceux qui pensent être rationnels. Parce qu’elle ne s’attaque pas à ton intelligence, mais à tes automatismes. Tes habitudes sociales. Ton besoin d’être quelqu’un de bien. Ton envie d’éviter le conflit. Ton réflexe de rendre la pareille. Ton souci d’être constant dans ce que tu as déjà commencé.

Comprendre pourquoi tu te fais manipuler, c’est arrêter de te juger et commencer à observer. Quels sont les contextes où tu cèdes trop vite. Quelles phrases te font culpabiliser. Quelles demandes te semblent impossibles à refuser. Tant que tu vois la manipulation comme un défaut de caractère, tu restes vulnérable. Dès que tu la vois comme un mécanisme, tu reprends le contrôle.

2. Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens : Présentation express du livre

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens est un livre de psychologie sociale qui explique, de façon accessible, comment l’influence fonctionne dans la vie quotidienne. Jean Léon Beauvois y montre que la manipulation n’est pas forcément liée au mensonge ou à la menace. Elle repose surtout sur des mécanismes simples, souvent invisibles, qui poussent des personnes parfaitement raisonnables à agir contre leur intérêt, contre leurs valeurs, ou simplement contre leur envie du moment.

L’idée centrale du livre est claire. On se focalise trop sur les discours, alors que ce sont les actes qui enferment. Quand quelqu’un te fait faire un petit geste, même banal, ce geste crée un engagement. Et cet engagement devient une sorte de piège psychologique. Tu cherches ensuite à rester cohérent avec ce que tu as déjà accepté, tu rationalises, tu te convaincs, tu continues. C’est précisément pour ça que des techniques d’influence peuvent marcher sans agressivité et sans confrontation.

Le livre s’adresse à celles et ceux qui se pensent difficiles à manipuler parce qu’ils sont honnêtes, cultivés, ou lucides. Justement, Beauvois insiste sur un point dérangeant. Les personnes qui veulent être correctes, cohérentes et serviables sont parfois les plus faciles à influencer. Pas parce qu’elles sont faibles, mais parce qu’elles respectent les règles sociales. Elles se sentent obligées de répondre, d’aider, de ne pas faire d’histoire. Elles ont le réflexe de justifier leurs choix. Et ces réflexes deviennent des leviers.

Ce livre est aussi une mise au point sur une confusion fréquente. Manipulation ne veut pas dire forcément perversité. Dans beaucoup de situations, personne ne se voit comme un manipulateur. On applique des méthodes, on suit des habitudes, on reproduit des scripts sociaux. La frontière entre convaincre et manipuler devient floue dès qu’on obtient un comportement sans que l’autre ait réellement choisi en pleine conscience.

Le style est direct, parfois piquant, avec des exemples concrets qui parlent au lecteur. Ce n’est pas un manuel pour dominer les autres. C’est plutôt un guide de compréhension des ressorts de l’influence. Tu y retrouves des situations familières, comme accepter un service, signer un accord, rendre un petit coup de main, ou dire oui pour être poli. Et tu comprends comment ces détails peuvent orienter tes décisions.

Si tu cherches un livre qui met des mots précis sur des sensations que tu as déjà vécues, comme le fait de te sentir embarqué malgré toi, cette présentation te donne la bonne promesse. Ce n’est pas de la magie. C’est de la psychologie sociale appliquée au quotidien.

3. Décryptage : les mécanismes de manipulation expliqués par Beauvois

Le livre de Jean Léon Beauvois se concentre sur une idée simple et redoutable. On se fait rarement manipuler parce qu’on croit à un discours, mais parce qu’on accepte un acte. La manipulation la plus efficace ne cherche pas d’abord à te convaincre, elle cherche à te faire faire. Une fois que tu as agi, même un tout petit peu, ton cerveau travaille pour rendre ton comportement logique, cohérent, justifiable. C’est là que la mécanique se referme.

Premier mécanisme clé. L’engagement. Quand tu acceptes une petite demande, tu as tendance à continuer dans la même direction. Pas parce que tu es obligé, mais parce que tu veux rester fidèle à ce que tu as déjà fait. Un oui minuscule ouvre la porte à un oui plus grand. Et plus tu avances, plus il devient coûteux psychologiquement de revenir en arrière.

Deuxième mécanisme. La cohérence. Tu veux être quelqu’un de stable, fiable, constant. C’est une qualité sociale. Sauf qu’elle peut se transformer en faiblesse. Si quelqu’un t’amène à poser un acte qui te définit, tu risques de le défendre ensuite, même si tu n’étais pas totalement d’accord au départ. Tu ne veux pas avoir l’air de te contredire. Alors tu t’accroches.

Troisième mécanisme. La rationalisation. Après avoir agi, tu construis une explication qui te donne le beau rôle. Tu te dis que tu avais une bonne raison, que c’était normal, que tu étais d’accord au fond. Cette justification te protège de l’inconfort, mais elle te rend aussi plus manipulable la prochaine fois, parce que tu valides le processus.

Quatrième mécanisme. Les normes sociales. Politesse, réciprocité, obligation morale, respect de l’autorité, peur d’être mal vu. Beaucoup de manipulations s’appuient sur ces règles implicites. On te pousse à rendre un service parce qu’on t’a rendu un service. On te fait accepter parce que tu ne veux pas créer de tension. On te fait céder parce que refuser te donne l’impression d’être égoïste.

Cinquième mécanisme. Le cadrage de la situation. La même demande, formulée autrement, ne produit pas le même effet. Si on te fait choisir entre deux options au lieu de te laisser refuser, tu es déjà coincé. Si on te demande vite, en public, ou dans un contexte où tu veux garder la face, tu as plus de chances de dire oui.

Le décryptage de Beauvois est efficace parce qu’il remet la manipulation à sa place réelle. Ce n’est pas un combat d’intelligence. C’est un jeu d’automatismes. Et la meilleure défense commence par voir le scénario avant de monter sur scène.

4. Ce que tu apprends concrètement pour repérer et désamorcer la manipulation

Ce que ce livre t’apporte, ce n’est pas une théorie abstraite, mais une grille de lecture que tu peux appliquer immédiatement. Tu apprends à repérer les situations où l’on cherche à obtenir un comportement plutôt qu’un accord réel. La première compétence, très concrète, consiste à surveiller les petites demandes. Dès qu’on te sollicite pour un geste simple, remplir un formulaire, rendre un service rapide, donner une information, accepter un rendez vous, tu apprends à te demander pourquoi maintenant, pourquoi moi, et surtout ce que cette action prépare.

Tu apprends aussi à identifier le moment où tu bascules dans l’engagement. Ce point de bascule est souvent discret. Tu as déjà commencé, donc tu continues. Tu as déjà dit oui une fois, donc tu dis oui encore. Tu as déjà accepté de discuter, donc tu te sens obligé de trouver un compromis. Avec cette prise de conscience, tu peux reprendre la main en coupant la chaîne très tôt, avant que la demande ne grossisse.

Autre apprentissage utile. Distinguer politesse et obligation. Beaucoup de manipulations s’appuient sur ton besoin de rester correct. Le livre t’entraîne à voir comment la culpabilisation fonctionne, même quand elle est douce. Une phrase comme tu pourrais quand même faire un effort, ou ça ne te coûte rien, cherche souvent à t’arracher un acte, pas à ouvrir un vrai dialogue. Tu apprends à ne plus répondre au sous entendu moral, et à revenir à la question simple. Est ce que je veux le faire. Est ce que c’est bon pour moi. Est ce que j’ai le temps.

Tu apprends également à reconnaître les techniques de cadrage. Quand on te propose deux choix qui vont tous les deux dans la direction de l’autre, tu comprends que le refus a été supprimé. Quand on te met une échéance artificielle, tu vois la pression. Quand on te demande en public, tu détectes le piège de l’image et de la peur d’être mal vu. Rien que nommer ces procédés réduit leur pouvoir, parce que tu n’es plus dans le réflexe, tu es dans l’observation.

Enfin, tu repars avec des réflexes de protection. Ralentir, demander un temps de réflexion, reformuler la demande, poser des limites claires, refuser sans te justifier à l’infini. Tu comprends que se justifier trop longtemps renforce l’emprise, parce que tu entres dans le cadre de l’autre. Le désamorçage passe souvent par des réponses courtes, calmes, répétées, et cohérentes.

En résumé, tu apprends à te défendre sans devenir agressif. Tu gagnes en lucidité, en assertivité, et surtout en liberté de choix, dans des situations où tu croyais ne pas avoir le droit de dire non.

5. Les idées clés à retenir du livre

Voici les idées les plus importantes à retenir de Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, formulées de manière claire et actionnable.

  • La manipulation la plus efficace ne cherche pas à te convaincre, elle cherche à te faire agir
  • Un petit acte accepté crée un engagement qui augmente la probabilité d’accepter la suite
  • Plus tu as déjà commencé, plus il devient difficile de revenir en arrière, même si tu n’es plus d’accord
  • La cohérence est une force sociale, mais elle peut devenir un piège quand elle te pousse à continuer par principe
  • Après avoir agi, tu as tendance à rationaliser pour te convaincre que tu avais une bonne raison
  • On se manipule souvent soi même en justifiant ce qu’on a fait au lieu de questionner pourquoi on l’a fait
  • La culpabilisation douce est une arme fréquente, parce qu’elle se présente comme de la morale ou de la politesse
  • Le besoin d’être quelqu’un de bien peut te rendre plus vulnérable que le manque de confiance en soi
  • Les normes sociales, comme rendre la pareille, aider, ne pas faire d’histoires, favorisent les concessions automatiques
  • Une demande faite vite, en public, ou sous pression augmente fortement la chance d’obtenir un oui
  • Quand on te propose deux options, tu dois vérifier si l’option de refuser existe vraiment
  • Le vrai pouvoir du manipulateur vient du cadre de la situation, pas de son charisme
  • Dire oui une fois ne crée pas une dette éternelle, tu as le droit de changer d’avis
  • Se justifier trop longtemps renforce la prise, parce que tu entres dans le jeu de l’autre
  • Une réponse courte, calme et répétée est souvent plus efficace qu’un long débat
  • Prendre du temps est une stratégie de protection, réfléchir casse l’automatisme de l’engagement
  • Une décision n’est pas seulement une opinion, c’est aussi une suite d’actes qui t’entraîne dans une direction
  • Le consentement réel n’est pas la même chose que l’acceptation sous pression sociale
  • L’influence est partout et elle est souvent banale, ce qui la rend difficile à repérer
  • Comprendre les mécanismes de manipulation te rend plus libre, parce que tu redeviens acteur de tes choix

Ces idées se lisent vite, mais elles changent beaucoup de choses quand tu commences à les observer dans ta vie quotidienne. Tu passes d’un ressenti flou à une compréhension précise. Et dès que tu vois le mécanisme, tu peux décider, au lieu de réagir.

6. À qui ce livre est destiné : profils qui vont vraiment y gagner

Ce livre est destiné à toutes les personnes qui ont déjà eu le sentiment de céder trop vite, puis de regretter après. Si tu te reconnais dans le fait d’accepter par politesse, par peur du conflit, ou pour éviter de décevoir, tu vas y gagner une compréhension nette de ce qui se joue. Ce n’est pas un livre qui te dit simplement d’être plus ferme. Il t’explique pourquoi tu n’arrives pas à l’être dans certaines situations, même quand tu en as l’intention.

Il est particulièrement utile si tu es quelqu’un de consciencieux. Tu tiens à ta parole, tu veux être cohérent, tu veux faire les choses bien. Au travail, tu prends des responsabilités, tu dis oui pour aider, tu veux être fiable. Ce profil est souvent exposé aux demandes qui s’empilent, aux urgences fabriquées, aux missions floues qui deviennent des obligations. Le livre t’aide à repérer le moment où l’on transforme ta bonne volonté en automatisme.

Si tu travailles dans un environnement avec beaucoup d’interactions, comme le management, la vente, le service client, les ressources humaines, l’enseignement, la santé, l’associatif, tu vas reconnaître des scènes très concrètes. Tu comprendras mieux comment certaines requêtes sont formulées pour obtenir un accord, comment le cadre influence les décisions, et pourquoi certaines personnes disent oui sans même s’en rendre compte. Cela te protège, mais cela peut aussi t’aider à communiquer de façon plus honnête et plus respectueuse.

Le livre est aussi fait pour les personnes qui veulent améliorer leur assertivité sans tomber dans la méfiance permanente. Si tu cherches à poser des limites sans devenir dur, froid, ou agressif, tu vas apprécier l’approche. Comprendre les mécanismes te permet de rester calme. Tu n’as plus besoin de te justifier à l’excès. Tu peux refuser proprement, parce que tu vois que la pression vient du scénario, pas de ta valeur personnelle.

Il s’adresse également à ceux qui s’intéressent à la psychologie sociale, aux biais, et aux décisions quotidiennes. Si tu aimes comprendre comment les humains fonctionnent vraiment, au delà des belles intentions, ce livre te donnera des repères simples et solides. Tu y trouveras une lecture utile pour décoder des situations ordinaires, comme une demande insistante, une promesse vague, une sollicitation en public, ou une suite de petites concessions.

En bref, si tu veux reprendre du contrôle sur tes oui et tes non, sans perdre ton sens du respect, ce livre est pour toi.

7. À qui il ne sert à rien : profils qui vont s’ennuyer ou passer à côté

Ce livre ne sert à rien si tu cherches un manuel de techniques pour manipuler les autres plus efficacement. Même si le titre peut intriguer, l’objectif n’est pas de fournir des recettes pour dominer, vendre plus, ou obtenir des choses par ruse. Le propos est plutôt de comprendre les mécanismes d’influence et de manipulation pour ne pas les subir. Si ton intention est d’apprendre des phrases magiques ou des astuces de persuasion rapides, tu risques d’être frustré.

Il ne sert pas non plus si tu refuses l’idée que tu peux être influencé. Certaines personnes sont convaincues d’être totalement immunisées parce qu’elles sont rationnelles, lucides, ou très méfiantes. Or, l’approche du livre repose sur un constat simple. Les automatismes sociaux touchent tout le monde. Si tu pars avec une posture de défense du type moi, jamais, tu vas lire en cherchant à te prouver que tu es l’exception, et tu passeras à côté de ce qui est utile.

Tu peux aussi t’ennuyer si tu attends une narration, une histoire, ou un format très émotionnel. Ce n’est pas un roman, ni un témoignage, ni un livre de développement personnel basé sur des récits inspirants. Le style est explicatif, parfois frontal, et il s’appuie sur une logique de psychologie sociale. Si tu préfères les livres très narratifs, tu pourrais trouver le rythme moins accrocheur.

Autre profil qui risque de ne pas accrocher. Ceux qui veulent uniquement des solutions immédiates, sous forme de listes de phrases prêtes à l’emploi. Ici, la valeur est dans la compréhension. Le livre te donne des repères pour analyser les situations, pas une collection de scripts à réciter. Si tu n’as pas envie de réfléchir à tes propres comportements et à tes habitudes, l’impact sera limité.

Il est également peu utile si tu vis dans des contextes où les interactions sont rares et où les enjeux relationnels sont faibles. Si tu es très isolé socialement, ou si tu as peu d’échanges qui impliquent des demandes, des négociations, des engagements, tu verras moins d’applications concrètes au quotidien.

Enfin, si tu cherches une approche centrée sur la psychologie clinique, comme les troubles de personnalité, la perversion narcissique, ou la manipulation dans les relations toxiques au sens thérapeutique, tu risques d’être déçu. Le livre parle surtout de mécanismes généraux d’influence, souvent banals, dans la vie courante, plus que de pathologies ou de diagnostics.

En résumé, si tu veux un livre pour comprendre et observer, tu vas y trouver de la valeur. Si tu veux des recettes rapides, un récit, ou une posture d’invulnérabilité, tu risques de passer à côté.

8. Mon avis honnête : points forts, limites, et ce qui surprend vraiment

Mon avis honnête, c’est que ce livre est l’un des plus utiles pour comprendre la manipulation au quotidien sans tomber dans le sensationnalisme. Il ne te vend pas l’idée qu’il existe des manipulateurs partout, ni que tu dois devenir méfiant avec tout le monde. Il te montre plutôt comment des situations banales peuvent orienter tes décisions, souvent à ton insu. Et ça, c’est précieux, parce que c’est exactement ce qui arrive dans la vraie vie.

Le gros point fort, c’est la clarté des mécanismes. Tu comprends rapidement que la manipulation ne passe pas d’abord par de belles paroles, mais par une suite de petits actes qui t’engagent. Cette approche change ton regard. Tu arrêtes de chercher la phrase qui t’a trompé et tu observes ce que tu as accepté de faire. C’est une bascule simple, mais puissante. Autre force, le livre te déculpabilise. Tu n’es pas manipulé parce que tu es faible. Tu l’es parce que tu es humain, social, et sensible à la cohérence, à la politesse, à la pression du contexte.

Ce qui surprend vraiment, c’est à quel point les méthodes décrites ressemblent à des scènes que tu as déjà vécues. Une demande légère au départ, un service rendu qui crée une dette, une sollicitation en public, un choix présenté comme évident, une urgence qui t’empêche de réfléchir. Tu réalises que beaucoup de choses ne sont pas des accidents, mais des scénarios connus. Même quand la personne en face n’a pas de mauvaises intentions, la structure de la situation peut suffire à te faire céder.

Côté limites, il faut être clair. Ce n’est pas un livre qui te donne une méthode complète de protection avec un plan d’action au millimètre. Il t’équipe surtout mentalement. Si tu attends un guide pratique avec des exercices, des scripts de réponses, ou un entraînement progressif, tu devras faire toi même le travail de traduction dans ton quotidien. Autre limite possible, le ton peut sembler un peu sec ou frontal par moments. Certains aiment, d’autres moins. Mais ça a aussi un avantage. Ça évite le blabla et les promesses creuses.

Il faut aussi noter que le livre parle surtout de manipulation ordinaire, celle des interactions sociales, du travail, des institutions, des routines. Si ton sujet principal est une relation très toxique avec forte emprise, tu y trouveras des clés de lecture utiles, mais pas forcément la totalité des réponses émotionnelles et thérapeutiques dont tu pourrais avoir besoin.

Au final, c’est un livre qui améliore ton discernement. Il ne te rend pas parano, il te rend attentif. Et dans un monde où l’on te sollicite en permanence, cette lucidité vaut cher.

9. Faut il l’acheter ?

Oui, ça vaut l’achat si ton objectif est de comprendre comment l’influence fonctionne réellement dans la vie quotidienne. Ce livre ne te donne pas seulement une idée générale de la manipulation, il te fournit une grille de lecture concrète pour repérer ce qui t’engage, ce qui te pousse à justifier, et ce qui t’amène à dire oui sans l’avoir décidé. Si tu as déjà eu le sentiment d’être embarqué dans une situation, ce livre peut te faire gagner du temps, de l’énergie, et beaucoup de lucidité.

Si ta motivation est la curiosité, tu peux l’acheter sans hésiter, à condition d’aimer les sujets de psychologie sociale. Tu vas lire un texte qui remet en question des croyances populaires, comme l’idée que seuls les crédules se font manipuler. Le livre te montre plutôt que les honnêtes gens, ceux qui veulent être cohérents et respectueux, sont parfois les plus exposés. Pour une lecture de culture générale, c’est solide, marquant, et souvent applicable dès les premiers chapitres.

Si ton objectif est lié au travail, l’achat est particulièrement rentable. Dans la vie professionnelle, on est constamment confronté à des engagements progressifs, des demandes floues, des urgences, des réunions où l’on te met en position d’accepter, et des échanges où refuser devient socialement coûteux. Lire ce livre peut t’aider à mieux gérer les sollicitations, à poser des limites, à refuser sans t’expliquer pendant dix minutes, et à éviter de te retrouver avec une charge de travail qui ne t’appartient pas. C’est utile pour les salariés, les managers, les indépendants, et toute personne qui doit négocier, répondre, prioriser.

Si ton objectif est la défense personnelle, c’est un bon achat, mais avec une nuance. Le livre t’aide à te protéger dans les situations ordinaires, celles où l’on joue sur la politesse, la culpabilité, la cohérence, le rendu de service, ou la pression sociale. Tu vas apprendre à repérer les déclencheurs qui te font céder, et à casser l’automatisme avant qu’il ne s’installe. En revanche, si tu cherches un guide centré sur des relations d’emprise très lourdes, tu auras peut être besoin d’un complément plus orienté psychologie clinique, limites relationnelles, et sécurité émotionnelle.

Tu peux éviter l’achat si tu veux un livre très narratif, très émotionnel, ou rempli d’exercices pratiques. Ici, la valeur est dans la compréhension des mécanismes, pas dans un programme d’entraînement.

Verdict clair. Si tu veux comprendre, décoder, et reprendre la main sur tes décisions, achète le. Si tu veux des recettes rapides ou du storytelling, passe ton tour.

10. FAQ

Est-ce que ce livre peut vraiment m’aider à dire non sans culpabiliser ?
Oui, il t’apprend à repérer les mécanismes qui te font céder et à couper l’engagement avant qu’il ne devienne une obligation.
En quoi ce livre est différent des livres de développement personnel sur l’assertivité ?
Il explique les ressorts psychologiques de l’influence avec une approche de psychologie sociale, plutôt que de simples conseils de confiance en soi.
Est-ce que Petit traité de manipulation est utile pour le travail et les relations professionnelles ?
Oui, il est très efficace pour comprendre les demandes en cascade, la pression sociale, et les situations où tu acceptes trop vite.
Est-ce un livre facile à lire même si je ne connais rien à la psychologie ?
Oui, c’est accessible, concret, et basé sur des situations quotidiennes, sans jargon inutile.
Si je ne veux pas manipuler les autres, pourquoi l’acheter ?
Parce qu’il te donne surtout des outils de lucidité pour ne plus te faire manipuler, tout en restant respectueux et aligné avec tes valeurs.

Merci d’avoir lu cet article.

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